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INTRODUCTION
La thrombose veineuse
profonde des membres inférieurs est due
à l'activation localisée de la coagulation
avec constitution d'un thrombus dans le
système veineux profond.
Sa principale complication immédiate est
l'embolie pulmonaire.
Sa complication secondaire est le syndrome
post-phlébitique.
Malgré la description de plus en plus précise
du schéma de la coagulation, avec la découverte
depuis près de 30 ans des déficits de protéines
favorisant la thrombose, bon nombre de thromboses
veineuses profondes demeurent inexpliquées.
ETIOLOGIE
1 - Facteurs
prédisposants
âge : les sujets âgés font plus de thrombose
veineuse que les sujets jeunes
obésité,
insuffisance veineuse chronique,
alitement, immobilisation, sédentarité.
2 - Etiologies
obstétricales
Relativement rare chez la femme enceinte
sans anomalie des facteur de la coagulation
et survenant alors plutôt au 3ème trimestre,
elles sont plus fréquentes dans le post-partum
immédiat (5% dans les statistiques isotopiques)
; elle sont alors le plus souvent proximales
et à gauche. Le post abortum est une circonstance
devenue plus rare mais dont la gravité persiste
du fait du risque septique.
3 - étiologies
chirurgicales
Sur 1000 interventions de chirurgie générale
sans traitement anticoagulant préventif,
300 sujets font une thrombose veineuse "isotopique",
70 à localisation poplito-fémoro-iliaque,
compliquée d'extension dans 20 cas, d'embolie
pulmonaire dans 10 cas. Ainsi, le nombre
d'embolies pulmonaires mortelles chez les
malades n'ayant pas eu de prophylaxie est
en moyenne, selon le type de chirurgie,
de 8 pour 1000 interventions.
3.1 - interventions
à haut risque :
pelviennes : utérus et prostate,
orthopédiques : rachis, hanche, genou,
thromboses sous plâtre,
carcinologiques.
3.2 - interventions
à moindre risque :
abdominales,
autres (ophtalmologie, ORL...).
4 - étiologies
médicales
infectieuses : septicémies, typhoïde, tuberculose,
grippe.
hémopathies : leucémies, polyglobulie, thrombocytémies,
anémies.
cardiopathies : insuffisance cardiaque droite
ou globale, valvulopathies mitrales, infarctus
du myocarde à la phase aiguë.
cancers: pancréas, bronches, estomac, prostate,
ovaires seins, thyroïde ; il s'agit de phlébite
profonde dite de Trousseau ou superficielle
et migratrice, faisant parfois faire le
diagnostic de la maladie primitive.
cirrhose (déficit en ATIII, protéines C
et S).
maladies métaboliques : homocystéinurie,
goutte, diabète, hyperuricémie,
hernie hiatale.
5 - étiologies
iatrogènes
contraception,
cathétérisme veineux,
thrombopénie induite par l'héparine, donnant
plutôt des thromboses artérielles mais également
veineuses,
6 - anomalies
biologiques de l'hémostase prédisposant
aux thromboses veineuses.
6.1 - déficit
en antithrombine III (ATIII).
L'antithrombine III est une glycoprotéine
inhibitrice notamment de la thrombine, présente
physiologiquement, et dont le cofacteur,
l'héparine, multiplie par 100 son action.
Le déficit en ATIII est découvert chez 4%
des sujets victimes de thrombose veineuse
profonde, le premier épisode de thrombose
ayant lieu en moyenne à 24 ans. L'existence
d'un facteur déclenchant est retrouvée dans
environ 65% des cas (grossesse, oestroprogestatifs
: 31%, chirurgie et traumatisme : 34%) ;
à 50 ans, seuls 20 % des sujets atteints
de ce déficit n'ont pas fait de TVP.
Il existe des déficits quantitatifs en ATIII,
le taux circulant étant anormalement bas,
et des déficits qualitatifs, les taux circulants
étant normaux, mais l'activité amydolytique
de l'enzyme étant abaissée.
Enfin il existe des déficit acquis en ATIII
par défaut de synthèse hépatique, par fuite
rénale dans le cas de syndrome néphrotique,
par traitement oestro-progestatif, à la
L-Asparaginase ou par traitement héparinique
(dans ce cas, déficit lié à la consommation
de l'ATIII liée à l'héparine).
6.2 - déficit
en protéine C (PC).
Synthétisée par le foie sous la dépendance
de la vitamine K, cette protéine inhibitrice
de la coagulation, complémentaire de l'ATIII
(inhibition des facteurs V et VIII) a besoin
d'être activée par la thrombine pour exercer
son activité inhibitrice en présence de
protéine S et de la thrombomoduline à la
surface des cellules endothéliales.
Un déficit en PC est découvert chez 8% des
sujets ayant une thrombose veineuse ; il
peut s'agir d'un déficit soit qualitatif,
soit quantitatif ; il existe également des
déficit acquis, par insuffisance hépatique,
ou prise d'antivitamine K ou traitement
par la L-Asparaginase.
6.3 - Résistance
à la protéine C activée
Nombre de thromboses veineuses profondes
"inexpliquées" (sans facteur déclenchant),
apparaissant chez des sujets jeunes avec
souvent prédisposition familiale mais sans
déficit en ATIII, PC ou PS, ont fait suspecter
par certains auteurs l'existence d'un autre
déficit en une protéine de la coagulation.
C'est ainsi qu'a été découvert en 1993 le
phénomène de résistance à la protéine C
activée : la protéine C, bien que présente
dans le plasma de ces malades, n'exerce
que partiellement son rôle d'agent inhibiteur
des facteurs V et VIII de la coagulation.
Plus récemment, cette résistance a été montrée
comme le résultat d'une mutation du gène
codant pour le facteur V, l'empêchant de
jouer son rôle naturel de cofacteur de l'activité
de la protéine C.
La résistance à la protéine C activée est
un déficit familial, de type dominant, qui
expliquerait entre 15 et 20% des thromboses
inexpliquées du sujet jeune.
Son diagnostic biologique, par test de la
coagulation ou par biologie moléculaire
sera prochainement réalisable en routine,
au même titre que ATIII, PC et PS.
6.4 - déficits
en protéine S (PS).
La protéine S est le cofacteur indispensable
à l'activité inhibitrice de la protéine
C ; elle est aussi synthétisée par le foie
sous la dépendance de la vitamine K.
Un déficit en PS est découvert chez 8% des
sujets ayant une thrombose veineuse. Il
existe également des déficits acquis, par
insuffisance hépatique, prise d'antivitamine
K ou de L-Asparaginase, en cas de grossesse
ou de syndrome inflammatoire.
6.5 - déficit
en cofacteur II de l'héparine (HCII)
Le cofacteur II de l'héparine inhibe la
thrombine, de façon accélérée en présence
d'héparine mais son déficit ne semble pas
plus fréquent dans une population de sujets
faisant des thromboses veineuses que dans
la population générale.
6.6 - anomalies
du fibrinogène
Les sujets porteurs d'une dysfibrinogènémie
sont généralement asymptomatiques. Cette
anomalie n'est découverte que chez 1% des
sujets victimes de thromboses veineuses.
6.7 - anomalies
du système fibrinolytique
Les anomalies du plasminogène (dysplaminogènémies)
sont très rares. Celles de l'activateur
tissulaire du plasminogène (t-PA), par déficit
de sa libération par la cellule endothéliale,
ou celle de l'inhibiteur de l'activateur
du plasminogène(PAI-1) présent en excès,
sont le plus souvent acquises.
6.8 - déficits
combinés
La présence du déficit d'une protéine n'élimine
pas celle combinée d'une autre protéine.
6.9 - anticoagulant
circulant
Le plus souvent de type antiprothrombinase
dans le cadre de maladies auto-immunes comme
le lupus érythèmateux disséminé, cette anomalie
prédispose paradoxalement à la constitution
de thromboses probablement en inhibant l'action
de la protéine C.
6.10 - hyperhomocystéinémie
(cf infra)
7 - Thromboses
veineuses primitives
La plupart des thromboses veineuses surviennent
sans facteur déclenchant et sans anomalie
décelable des protéines de la coagulation
actuellement connues.
PHYSIOPATHOLOGIE
Selon la triade
décrite par Virschow en 1856, 3 facteurs
concourent à la formation d'un thrombus
:
la stase,
l'altération de la paroi vasculaire,
le contenu sanguin, avec en particulier
les éléments figurés
du sang et les facteurs de la coagulation.
1 - La stase
Elle peut être favorisée par l'alitement,
l'insuffisance cardiaque, l'immobilisation
plâtrée, la compression extrinsèque, l'obstruction
séquellaire d'un thrombus ou la dilatation
des veines.
2 - L'altération
de la paroi vasculaire
Un traumatisme direct conduisant à une altération
des cellules endothéliales peut être présent
en cas de chirurgie de la hanche, de la
présence traumatique ou prolongée d'un cathéter,
ou d'une pathologie inflammatoire de type
lupus ou maladie de Behcet. Un rôle pourrait
également être joué par l'hypoxie engendrée
par la stase veineuse.
3 - Le contenu
sanguin 
L'apparition des premières traces de thrombine
concourt à l'activation plaquettaire et
à l'activation de la coagulation avec transformation
du fibrinogène en fibrine d'abord soluble,
puis stabilisée sous l'action du facteur
XIII. Ce système de coagulation met également
en jeu ses inhibiteurs, principalement protéines
C et S et ATIII, un équilibre s'exerçant
habituellement entre génération de thrombine
et inhibition de la génération de thrombine
; la balance penche du côté de la génération
de thrombine en cas d'activation de la coagulation
et/ou en cas de déficit en protéines inhibitrices,
conduisant au concept d'hypercoaguabilité.
Parallèlement est mis en jeu le système
fibrinolytique, par la voie de l'activateur
tissulaire du plasminogène d'origine endothéliale.
L'équilibre en faveur soit du système de
la coagulation, soit du système fibrinolytique
conduit à la diminution du thrombus, à la
stabilisation de celui-ci ou à sa propagation,
les produits de dégradation de la fibrine
étant les marqueurs de l'action du système
fibrinolytique.
4 - Schéma
de Sevitt
En cas de thrombose veineuse, l'altération
de la paroi vasculaire ne semble pas jouer
un rôle primordial.
La stase veineuse favorise la formation
de tourbillons au niveau des valvules veineuses
pouvant favoriser la déposition de plaquettes
et l'activation locale de la coagulation.
L'apparition des premières traces de thrombine
contribue à l'agrégation plaquettaire et
à l'amplification de l'activation de la
coagulation. Cette première étape a lieu
dans le "nid" formé par une valvule et conduit
à la formation de la tête du caillot, adhérente
à la paroi vasculaire et source secondairement
de turbulences.
La propagation du thrombus se fait ensuite
de proche en proche, avec à chaque étape
l'apparition de stries de Zahn, alternant
thrombus blanc riche en plaquettes dû aux
turbulences, et rouge riche en fibrine dû
à la stase ; cette partie forme le corps
du caillot. La queue, exclusivement rouge,
constitue le thrombus "d'extension", consécutif
à la coagulation en bloc du sang immobilisé
dans le vaisseau et pouvant se faire en
amont ou en aval du thrombus initial.
5 - Evolution
Elle peut se faire vers la disparition totale
du thrombus par mise en jeu efficace du
système fibrinolytique physiologique.
C'est le risque de migration embolique qui
fait la gravité de la maladie par le biais
de l'embolie pulmonaire.
L'adhérence du caillot à la paroi se fait
en environ une semaine. L'organisation conjonctive
du caillot a lieu plus tardivement avec
transformation progressive du caillot en
un tissu de granulation par invasion de
fibroblastes à partir de la partie adhérente
à la paroi du vaisseau ; ce tissu est recanalisé
par des néovaisseaux dont la valeur fonctionnelle
est très faible ; une hypertension veineuse
d'amont consécutive à l'obstruction s'installe,
avec apparition de la maladie post-thrombotique
: oedème de stase, troubles trophiques cutanés
par anoxie tissulaire (dermite ocre, ulcérations,
sclérose).
DIAGNOSTIC POSITIF
1 - Clinique
Les signes cliniques en rapport avec une
thrombose veineuse profonde sont souvent
insidieux et trompeurs, surtout au début
où l'utilité de faire le diagnostic est
pourtant la plus importante. D'où la nécessité
de les rechercher systématiquement chez
les sujets exposés : alités, opérés, accouchées
et en cas de cardiopathie.
1.1 - Interrogatoire
antécédents
On recherchera la survenue de thrombose
veineuse chez le malade lui-même, mais aussi
dans sa famille (ceci orientant vers l'existence
d'une anomalie constitutive d'une protéine
de la coagulation).
Les antécédents gynécologiques et obstétricaux
permettront de rapporter la survenue de
thromboses pendant la grossesse ou de fausse-couches
(anticoagulant circulant).
La recherche de facteurs favorisants sera
également très soignée : alitement récent,
voyage en position assise prolongée récent
(avion), insuffisance veineuse, maladie
chronique (cancer, maladie système....),
traitement en cours (héparine, contraception
orale).
signes fonctionnels
Le point d'appel consiste habituellement
en une douleur spontanée au mollet ou à
la cuisse ; elle peut être provoquée par
l'appui ou la palpation ; il peut ne s'agir
que d'une simple gêne, voire de paresthésie
ou d'engourdissement.
Il faut faire préciser la date d'apparition
des symptômes, et leur évolution dans le
temps et leur topographie.
La recherche des signes évocateurs d'embolie
pulmonaire est systématique : hémoptysie,
douleur thoracique, dyspnée d'apparition
récente, d'effort comme de repos, lipothymie
ou syncope.
Il faut rechercher la notion de malaise
général, d'angoisse, de fébricule ou d'accélération
du pouls.
1.2 - examen
clinique
Il doit être comparatif des 2 membres
inférieurs.
Stade précoce :
L'inspection recherche la présence d'un
oedème unilatéral, discret au stade précoce
et volontiers rétro-malléolaire ; les mesures
objectives et répétées des diamètres comparatifs
de la jambe et de la cuisse seront notées
; une cyanose discrète des orteils est recherchée
jambes pendantes, ainsi qu'une dilatation
des veines superficielles.
La douleur provoquée par la palpation de
la cuisse mais surtout du mollet, soit par
la manoeuvre de Homans (dorsi-flexion du
pied jambe allongée), soit sur le trajet
veineux jambe semi-fléchie est inconstante.
La chaleur locale des 2 membres sera comparée
et classiquement plus élevée du côté suspect
; le ballottement du mollet est diminué
du côté atteint. Les pouls sont recherchés
systématiquement.
Les signes généraux sont notés : pouls classiquement
accéléré de façon progressive (pouls grimpant
de Mahler), température modérément élevée.
L'auscultation cardio-pulmonaire est systématique
à la recherche d'une cardiopathie sous-jacente.
Les signes droits sont également recherchés
(hépatomégalie, reflux hépato-jugulaire
et turgescence jugulaire) et s'ils sont
présents évocateurs d'embolie pulmonaire.
Stade
tardif (phlegmatia alba dolens) :
Les signes précédemment décrits sont amplifiés:
l'oedème est important, blanc, chaud dur,
ne prenant pas le godet et pouvant intéresser
l'ensemble du membre inférieur ; la douleur
est beaucoup plus vive, parfois spontanée
et invalidante ; le réseau veineux superficiel
est trop bien visible ; le choc rotulien
confirme parfois la présence d'une hydarthrose.
La recherche des complications est primordiale:
extension de la thrombose (mesure comparative
des diamètres des membres, touchers pelviens),
embolie pulmonaire.
Phlébite
bleue (phlegmatia coerulea) :
Il s'agit d'une urgence compte tenu de l'association
de signes ischémiques, de la possibilité
d'être accompagnée par un choc et la fréquence
des embolies pulmonaires qu'elle occasionne.
Le début est brutal, pseudo-embolique avec
impotence fonctionnelle totale et douleur
importante ; le membre inférieur est oedématié,
froid, cyanosé avec disparition de pouls
périphériques.
2 - Examens Biologiques
2.1 -
Il n'existe pas actuellement de dosage biologique
spécifique permettant d'affirmer l'existence
d'un processus thrombotique en pratique
médicale courante.
Un bilan biologique standard est nécessaire
: numération formule sanguine, ionogramme,
bilan de coagulation, vitesse de sédimentation.
2.2 -
D-Dimères
Un taux normal de D-Dimères (< 500 ng/ml),
produits spécifiques de dégradation de la
fibrine, permet d'écarter le diagnostic
de thrombose, alors qu'un taux élevé ne
permet pas de l'affirmer.
2.3 - Anomalies
Congénitales de l'Hémostase 
Dosage
de ATIII, PC et PS, protéine C activée.
Il n'est pas systématique.
Il doit être réservée aux cas de thromboses
veineuses du sujet jeune, sans facteur prédisposant
ou étiologie retrouvée, sans cause déclenchante
et en cas d'antécédent familial ou de récidive
personnelle, notamment avant 40 ans.
ATIII.
Son déficit peut influencer la décision
de réaliser un relais précoce de l'héparine
par les AVK.
Son dosage est préférentiellement réalisé
en dehors de tout traitement héparinique
(liaison de l'ATIII à l'héparine), mais
une activité supérieure à 60% même au cours
d'un tel traitement écarte le diagnostic
de déficit.
PC et PS.
Leur déficit n'empêche pas l'utilisation
des AVK, mais peut influer sur la durée
du traitement.
Leur dosage est préférentiellement réalisé
en dehors de tout traitement par AVK (leur
synthèse hépatique est vitamine-K dépendante),
mais une activité supérieure à 60% même
au cours d'un tel traitement élimine le
diagnostic de déficit.
Les nécroses
cutanées classiquement décrites en cas de
traitement par AVK au cours de ces déficits
sont en réalité extrêmement rares.
L'absence de sensibilité et de spécificité
des signes cliniques et biologiques et la
nécessité pronostique de ne pas méconnaître
le diagnostic donne toute leur importance
aux méthodes d'exploration radiologiques
et ultra-sonores.
Résistance à la protéine C activée.
Il s'agit
d'une mutation d'un acide aminé du facteur
V, le rendant résistant à l'action protéolytique
de la protéine C activée (Facteur V Leyden
résultant en une substitution de l'arginine
pour la glutamine en position 506 du facteur
V). Il s'agit d'une anomalie ayant une transmission
autosomique dominante. La prévalence du
facteur V Leyden dans la population générale
est très élevée, estimée à 3 à 4% dans le
Sud de la France, et à 7 à 8% en Alsace.
On estime que le phénotype Leyden à l'état
hétérozygote augmente de 3 à 5 fois le risque
relatif de thrombose veineuse. Compte tenu
de la fréquence de l'anomalie dans la population,
les cas d'homozygotie ne sont pas exceptionnels,
et augmentent le risque de thrombose veineuse
de 50 à 100 fois.
Hyperhomocystéinémie.
L'hyperhomocystéinémie
hétérozygote constitue un facteur de risque
de l'artériosclérose et de thrombose veineuse.
La prévalence de cette anomalie dans une
population de malades présentant un premier
épisode de thrombose veineuse est de l'ordre
de 10%. Il s'agit donc d'une anomalie fréquente
susceptible de s'associer à d'autres facteurs
de risque, tels que la résistance à la protéine
C activée. Une hyperhomocystéinémie modérée
peut être également observée au cours des
carences en folate, vitamine 12 et vitamine
B6.
3 - Examens Complémentaires
:
3.1 - phlébographie

Malgré son caractère invasif, la phlébographie
reste l'examen diagnostique de référence
des thromboses veineuses profondes des membres
inférieurs.
L'injection de produit de contraste iodé
est faite après ponction veineuse bilatérale
des veines du dos du pied. Des garrots veineux
sont mis en place afin que le produit de
contraste aille dans le système veineux
profond. Les clichés sont pris successivement
après levée des membres et libération des
garrots afin de visualiser les veines iliaques
et dans la plupart des cas la veine cave
inférieure.
Sont très évocateurs de thrombose :
- lacune : il existe une image dépourvue
de contraste cernée de produit iodé.
- arrêt en cupule : l'opacification du tronc
veineux étudié s'arrête en une ligne concave
vers le haut qui "moule" le thrombus.
Sont moins évocateurs :
- absence de visualisation d'un tronc
- opacification du seul réseau de dérivation
- présence d'une circulation collatérale
Ces signes ont d'autant plus de valeur qu'ils
sont visualisés sur plusieurs clichés successifs.
Seront pris en compte l'étendue de la thrombose
et la position de la tête du caillot.
L'absence d'opacification de la veine cave
peut justifier la réalisation d'une cavographie
après ponction fémorale ou par voie rétrograde,
surtout si la thrombose veineuse est très
proximale à la phlébographie.
Inconvénients
Il s'agit d'un examen coûteux, invasif,
utilisant les rayons X (contre-indication
en cas de grossesse), un produit de contraste
iodé (nécessité de préparation du sujet
allergique) ; il existe des faux positifs
(gaz abdominal, compression extrinsèque),
et des faux négatifs (non visualisation
de certains troncs veineux pouvant être
le siège de thrombose comme les veines fémorales
profondes, jumelles, tibiales antérieures,
hypogastriques ou pelviennes).
Au total, 5% des examens sont incomplets
ou insuffisants. La variabilité interobservateur
est d'environ 10%.
En pratique, la phlébographie n'est aujourd'hui
réalisée qu'en cas de doute diagnostique
persistent après répétition d'écho Doppler
veineux non informatif.
3.2 - Ultra-sons
Première méthode ultra-sonore utilisée,
le doppler continu ne renseigne que sur
la perméabilité des veines sans image du
segment veineux analysé et doit être remplacé
par la technique associant image 2D et doppler
à codage couleur.
échographie couplée au Doppler pulsé et
couleur
- technique :
L'ensemble des veines accessibles à cet
examen est balayé ; l'image obtenue est
celle du vaisseau et du thrombus ; elle
permet l'analyse de la structure du segment
exploré, sa dépressibilité ; le Doppler
pulsé ou couleur donne des informations
vélocitomètriques du segment exploré.
- résultats :
Une thrombose se traduit en échographie
par une image endoluminale dont l'échogénécité
témoigne de l'ancienneté du caillot ; la
dépressibilité est diminuée à la pression
de la sonde ; le flux couleur n'occupe plus
toute la lumière de la veine mais moule
le caillot ; la modulation respiratoire
en Doppler pulsé disparaît en cas de thrombose.
- inconvénients
:
La négativité de ces examens ne permet pas
d'éliminer le diagnostic.
Les veines iliaques et hypogastriques sont
d'exploration difficile par ces techniques
; les veines surales également.
La distinction entre thrombus récent et
séquelle post-phlébitique peut-être difficile.
L'examen est long, opérateur et machine-dépendant
et doit être répété en cas de négativité.
3.3 - Pléthysmographie
Un indice de remplissage et de vidange du
membre exploré est mesuré, un examen normal
ne peut permettre d'exclure l'existence
d'une thrombose veineuse profonde. Sa faible
diffusion interdit sa réalisation en routine.
3.4 - Fibrinogène
marqué
Utilisé dans la chirurgie à haut risque
de thrombose veineuse (hanche et genou)
et dans les protocoles d'études expérimentaux,
il consiste en l'injection avant le geste
opératoire de fibrinogène marqué à l'iode
125 qui sera incorporé le cas échéant au
sein d'un thrombus nouvellement formé ;
le comptage externe est réalisé sur les
trajets veineux systématiquement et régulièrement
pendant une à deux semaines.
Les faibles sensibilisés et spécificités,
l'utilisation de produit sanguin (fibrinogène)
et la nécessité d'injecter le marqueur avant
la constitution du thrombus en interdisent
l'utilisation en pratique courante pour
le diagnostic de thrombose veineuse profonde.
3.5 - Autres
examens paracliniques
ECG
Systématique, on recherchera des signes
d'embolie pulmonaire : bloc de branche droit,
rotation axiale droite, ondes T négatives
dans le territoire antérieur.
Radiographie pulmonaire
Faite au lit sans mobiliser le malade, elle
doit être faite systématiquement.
Gaz du sang artériels
Systématiques en cas de suspicion de thrombose
veineuse profonde, surtout si elle est proximale
Scintigraphie de ventilation et de perfusion
Même en l'absence de signes évocateurs d'embolie
pulmonaire, elle est pour certains systématique
en cas de thrombose veineuse proximale.
Echographie cardiaque et Doppler
Elle permet le diagnostic ou la surveillance
d'une cardiopathie sous-jacente ; l'analyse
des cavités droites (taille, présence de
thrombus), et l'évaluation des pressions
pulmonaires par le Doppler peuvent contribuer
au diagnostic d'embolie pulmonaire.
EVOLUTION ET
PRONOSTIC
L'évolution
est appréciée par les moyens de surveillance
systématiques déjà décrits : pouls, température,
mesure de la circonférence des membres,
signes d'embolie pulmonaire.
1 - Evolution
favorable
Elle est le plus souvent favorable en quelques
jours, sous traitement anticoagulant efficace,
permettant le lever entre le 5ème et le
7ème jour, avec la disparition ou la régression
nette des signes locaux, généraux et biologiques
d'inflammation.
2 - Complications
Elles sont de 4 types :
extension
de la thrombose
récidive
embolie
pulmonaire
maladie
post-phlébitique
2.1 - Extension
:
Malgré un traitement anticoagulant bien
conduit, et à fortiori si le degré d'hypocoaguabilité
obtenu est insuffisant, l'évolution peut
se faire vers l'extension de la thrombose.
Cette extension est confirmée par l'évolution
des signes fonctionnels et cliniques, vers
leur aggravation en intensité et en topographie,
avec possibilité de bilatéralisation par
atteinte du carrefour iliaque, d'atteinte
de la veine cave inférieure et d'embolie
pulmonaire. La répétition des examens paracliniques
est alors primordiale pour monitorer l'extension
(écho-doppler veineux, phlébographie, scintigraphie
pulmonaire voire angiographie pulmonaire).
Cette extension en cas de traitement bien
conduit pourrait être le reflet d'une lyse
insuffisante du caillot par la fibrinolyse
physiologique.
2.2 - Récidives
:
Elles sont d'autant plus fréquentes que
le traitement anticoagulant a été trop bref,
qu'il existe une cause favorisante (cancer,
hémopathie) ou une anomalie constitutionnelle
de l'hémostase, la récidive devant alors
la faire rechercher.
2.3 - Embolie
pulmonaire :
Elle peut être révélatrice de la thrombose
veineuse encore inapparente. Inversement
une embolie pulmonaire infraclinique existe
dans 50 à 70 % des cas de thrombose veineuse
prouvée. Elle doit être systématiquement
suspectée et recherchée. Elle fait le pronostic
vital de la maladie.
2.4 - Maladie
post-phlébitique :
Le plus souvent à distance de l'épisode
thrombotique initial, elle consiste en l'apparition
d'oedèmes réfractaires, avec dermite ocre,
ulcères, lésions eczèmatiformes et varices.
Les signes fonctionnels sont marqués par
des douleurs sourdes des membres inférieurs
avec paresthésies et fatigabilité.
Elle est due soit à une obstruction , l'oedème
étant alors important avec circulation collatérale
importante, soit à un reflux avec suppléance
et développement des réseaux saphènes, soit
à un reflux avec reperméation et destruction
du système valvulaire conduisant à une importante
stase.
3 - Pronostic
:
Le pronostic fonctionnel dépend du syndrome
post-phlébitique tandis que le pronostic
vital dépend de la survenue d'une embolie
pulmonaire.
TRAITEMENT
Le traitement
de la thrombose veineuse des membres inférieurs
doit s'inspirer des conférences de CONSENSUS
dont les recommandations s'inspirent des
résultats d'études randomisées méthodologiquement
irréprochables.
1 - Curatif :
Il doit être institué préférentiellement
en milieu hospitalier.
Moyens
à disposition
traitement
local
traitement
anticoagulant
traitement
thrombolytique
thrombectomie
chirurgicale
interruption
de la veine cave
1.1 - Traitement
local :
Il fait appel à l'alitement, la surélévation
des membres inférieurs et la contention
veineuse élastique.
Certains préconisent un lever précoce afin
de diminuer l'influence de la stase veineuse.
1.2 - Traitement
anticoagulant :
L'héparine standard ou non fractionnée
était le traitement classique de la thombose
veineuse profonde, qui reposait sur l'administration
d'héparine non fractionnée, administrée
en continu à la seringue électrique.
Après un bolus initial de 70 UI/kg (5 000
UI en i.v. pour un patient de 70 kg), l'héparine
est ensuite administrée à une posologie
de 20 UI/kg/h à la seringue électrique).
L'efficacité biologique doit être contrôlée
systématiquement à la 4ème heure afin d'obtenir
un temps de céphaline activée (TCA) entre
1,5 et 2,5 fois la valeur du témoin. Les
adaptations posologiques devront être effectuées
en modulant la dose selon le TCA, de façon
à obtenir l'hypocoagulabilité désirée. L'héparine
non fractionnée impose d'effectuer un contrôle
journalier du TCA, en raison de la variabilité
d'anticoagulation d'un jour à l'autre.
L'héparine non fractionnée injectée par
voie sous-cutanée en deux ou trois injections
est aussi sûre et aussi efficace que la
voie intraveineuse. Dans ce cas, la surveillance
du TCA s'effectue à mi-distance entre deux
injections selon les mêmes critères que
la voie intraveineuse. La dose unitaire
est la même que pour la voie veineuse.
Les héparines de bas poids moléculaire
ont des propriétés pharmacocinétiques (demi-vie
longue, biodisponibilité de 90 % par voie
sous-cutanée, élimination rénale) qui rendent
leur prescription et leur surveillance beaucoup
plus simples que celles de l'héparine non
fractionnée. Elles sont aujourd'hui le traitement
de première intention de la thrombose veineuse
profonde.
La posologie curative des héparines de bas
poids moléculaire est de 100 UI anti-Xa/kg/12
h (pour la nadroparine, daltéparine ou énoxaparine)
ou de 175 UI anti-Xa/kg/j en une seule injection
pour la tinzaparine. Avec cette posologie
adaptée au poids, il n'est pas nécessaire
d'effectuer de surveillance de l'activité
anti-Xa.
Les contrôles biologiques, effectués 4 heures
après une injection, sont réservés aux patients
âgés, insuffisants rénaux (chez lesquels
il existe un risque d'accumulation) ou en
cas de complications du traitement telles
que récidive embolique ou hémorragie. L'activité
anti-Xa souhaitée avec les héparines de
bas poids moléculaire est entre 0,5 et 1
U/mL.
La surveillance biologique d'un traitement
par héparines non fractionnées ou HBPM justifie
la réalisation d'une numération plaquettaire
2 fois par semaine à la recherche d'une
thrombopénie induite.
1.3 - Traitement
anticoagulant oral 
Le traitement par antivitamines
K prend la suite de l'héparinothérapie,
car la durée du traitement d'une thrombose
veineuse profonde doit être d'au moins 3
mois. La latence d'efficacité des anticoagulants
oraux (4 à 6 jours) explique la nécessité
de réaliser un relais durant lequel l'anticoagulation
immédiate est assurée par l'héparinothérapie
qui est maintenue jusqu'à l'obtention d'un
INR supérieur à 2.
Les anticoagulants peuvent être débutés
très précocement, dès le premier jour. On
privilégie habituellement l'utilisation
des anticoagulants de demi-vie longue, tels
que la fluindione ou la warfarine.
La posologie de départ d'un anticoagulant
oral est de 1 comprimé par jour (20 mg de
fluindione ou 10 mg de warfarine), et la
posologie doit ensuite être adaptée à l'INR
effectué toutes les 48 h en début de traitement
(la posologie d'anti-vitamines à l'équilibre
n'est pas prévisible en début de traitement).
Il faut se souvenir que toute modification
de posologie des anticoagulants oraux retentit
au moins 6 jours sur l'INR, et qu'un contrôle
à la 48ème h est nécessaire, mais inutile
plus précocement. Par ailleurs, un INR supérieur
à 2, 48 h après le début du traitement,
témoigne d'un surdosage nécessitant de réduire
la posologie.
Dans la thrombose veineuse profonde, la
fourchette thérapeutique recherchée est
comprise entre 2 et 3. Dès qu'elle est atteinte,
l'héparine doit être arrêtée. Le contrôle
de l'INR est hebdomadaire pendant 1 mois,
puis mensuel si la stabilité du traitement
est bonne.
Durée du traitement
AVK :
Recommandations :
Risque faible: 3 à 6 mois.
- TVP distale ou post-op
- Disparition des circonstances favorisantes
Risque intermédiaire: 6 mois au moins.
- TVP proximale et/ou embolie pulmonaire
- Persistance de facteurs favorisants
Risque élevé: 1 an à indéfini.
- Anomalie de l'hémostase
- Récidive prouvée
- Cancer
1.4 - Traitement
thrombolytique :
Il entraine une dissolution plus rapide
du caillot. Aucune étude n'a montré qu'il
diminuait l'incidence des embolies pulmonaires
ou qu'il améliorait le pronostic fonctionnel
en diminuant la survenue des syndromes post-phlébitiques.
Sa meilleure indication serait représentée
par la phlegmatia cearulea (phlébite bleue).
Il fait appel à la streptokinase ou à l'urokinase
pendant 24 à 48 heures ou à l'activateur
tissulaire du plasminogène pendant 4 heures
selon les modalités habituelles d'administration
de ces produits en dehors des contre-indications
à leur utilisation.
1.5 - Thrombectomie
veineuse :
Les indications rares des thrombectomies
veineuses sont représentées par la phlébite
bleue, l'extension d'un thrombus cave aux
veines rénales ou empêchant la mise en place
d'un filtre intra-cave.
1.6 - Place de
l'interruption partielle temporaire ou définitive
de la veine cave :
La décision d'interrompre partiellement
la veine cave reste très controversée.
Elle se limite aux cas de thrombose proximale
s'étendant malgré un traitement anticoagulant
bien conduit, d'embolie pulmonaire récidivante
malgré un traitement anticoagulant bien
conduit, d'embolie pulmonaire avec impossibilité
d'utiliser un traitement anticoagulant.
2 - Préventif
:
Il fait appel chez les sujets à risque à
la correction de la stase veineuse par un
lever précoce après chirurgie, à la mobilisation
et à la surélévation des membres en cas
d'alitement, à la contention veineuse dès
le lever.
L'utilisation de l'héparinate de calcium
à la dose de 5000 UI 2 fois par jour est
classique.
L'utilisation des héparines de bas poids
moléculaire est dorénavant courante.
Elle fait appel en France à 3 spécialisés
: Fraxiparine, Lovenox et Fragmine.
Chez les sujets à risque modéré, la prévention
fait appel à une injection unique par 24
heures de 0,3ml de Fraxiparine, 20 mg de
Lovenox ou 2500 UI de Fragmine.
Chez les sujets à risque élevé, la prévention
fait appel à une injection unique par 24
heures de 40 à 60 UI/kg de Fraxiparine,
40 mg de Lovenox ou 5000 UI de Fragmine.
3 - Cas particuliers
:
3.1 - Thrombopénie
induite par l'héparine :
Survenant dans environ 5% des traitements
hépariniques, la gravité de la thrombopénie
induite par l'héparine souligne l'importance
de la réalisation des numérations plaquettaires
au moins 2 fois par semaine en cas de traitement
par une substance héparinique (y compris
HBPM).
Que la thrombose veineuse soit la conséquence
d'une thrombopénie induite par l'héparine,
ou que celle-ci soit due au traitement héparinique
de la thrombose veineuse, le relais doit
être pris le plus vite possible avec les
antivitamine K en choisissant de préférence
les produits dont le délai d'action et la
demi-vie plasmatique sont les plus courts.
L'emploi d'un analogue stable de la prostacycline
inhibitrice de l'activation plaquettaire,
l'Iloprost, est discutée, de même que le
relais avec les héparines de bas poids moléculaire
en cas de négativité des tests d'agrégation
en présence de ces produits.
L'hirudine, naturelle ou recombinante (REFLUDAN)
anti-thrombine spécifique, trouve là une
de ses meilleures indications.
3.2 - Déficit
en ATIII, PC et PS :
ATIII
Si le diagnostic de déficit en ATIII est
posé initialement, le relais par les AVK
doit être fait le plus tôt possible. L'adjonction
d'ATIII dans le but de maintenir un taux
supérieur à 80 % peut être proposé en association
à l'héparine.
PC
et PS
Le relais par les AVK doit être fait rapidement.
L'absence de dose de charge permettra d'éviter
le faible risque de nécrose cutanée induite
par ces produits dans de tels déficits.
Combien
de temps traiter ?
Le maintien du traitement anticoagulant
en cas de déficit en une de ces protéines
de la coagulation reste discuté ; en cas
d'un premier accident thrombotique, a fortiori
s'il existe une cause déclenchante, le traitement
anticoagulant peut être interrompu ; s'il
s'agit d'une récidive, sans cause déclenchante,
il doit être maintenu définitivement.
3.3 - Antécédent
de thrombose veineuse et chirurgie :
Le risque de récidive sans traitement étant
proche de 100%, on conseillera l'utilisation
soit des héparines de bas poids moléculaires
à doses préventives fortes, soit de l'héparine
sous-cutanée adaptée au TCA.
3.4 - Antécédent
de thrombose veineuse et grossesse :
Le risque de récidive étant particulièrement
accru au troisième trimestre, c'est à cette
période que l'on conseille la mise en place
d'un traitement faisant appel à l'héparine
sous-cutanée adaptée au TCA. |