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INTRODUCTION
L'hypertension
artérielle secondaire concerne 5 % des hypertensions.
L'étiologie est surrénalienne, rénale ou
toxique, sa mise en évidence autorise un
traitement spécifique pouvant permettre
la cure de l'HTA.
HTA IATROGENE
Leur diagnostic repose sur l'interrogatoire.
Certaines substances exogènes, peuvent induire
ou aggraver une HTA pré-existante ; il s'agit
principalement :
de l'alcool qui constitue la cause la plus
fréquente de l'HTA secondaire (10 %) ;
des glucocorticoïdes ;
des oestrogènes et des oestroprogestatifs
;
des sympathomimétiques (gouttes nasales) ;
de substances douées d'activité minéralo-corticoïdes
(réglisse, carbénoxolol) ;
des anticalcineurines (ciclosporine, tacrolimus).
La confirmation de leur responsabilité ne
sera apportée que par la normalisation ou
l'amélioration des chiffres tensionnels après
suppression du facteur causal.
HTA RENO-VASCULAIRE
La
prévalence de l'HTA réno-vasculaire est
estimée entre 1 et 4 %. Elle est liée à
une maladie des artères rénales, à l'origine
d'une ischémie du rein situé en aval.
1 - Physiopathologie
Initialement,
l'hyper-réninisme lié à l'ischémie rénale
en aval de la sténose provoque une activation
de l'angiotensine II puissant vasoconstricteur.
L'autre rein, sain, maintient la natriurèse
et l'hyper-réninisme se pérennise. A un
stade précoce, la correction de l'anomalie
anatomique s'accompagne d'une normalisation
tensionnelle.
Plus tardivement, l'altération des parois
vasculaires et du rein contro-latéral consécutive
à l'HTA systémique, contribue à la persistance
de l'HTA, même après correction de la sténose.
2
- Etiologie
Les lésions des artères rénales sont d'origine
athéromateuse dans les 2/3 des cas, volontiers
proximales, parfois ostiales ou juxta-ostiales,
survenant plus volontiers chez le patient
de sexe masculin, fumeur et âgé. Les lésions
peuvent être bilatérales et comportent un
risque élevé de thrombose complète.
Dans 1/3 des cas, les lésions sont de type
dysplasique, siégeant sur la partie moyenne
du tronc de l'artère, s'étendant aux branches
de division proximale et incluant des lésions
anévrismales (image en collier de perles).
Ces lésions dysplasiques s'observent chez
l'adulte plus jeune, particulièrement chez
la femme entre 25 et 40 ans. Le risque d'occlusion
est plus faible.
3 - Diagnostic
3.1 - Orientation
clinique
L'interrogatoire et l'examen clinique sont
des étapes essentielles. En effet, il existe
diverses règles de prédiction cliniques
dont la spécificité et la sensibilité sont
équivalentes aux méthodes diagnostiques
non invasives.
HTA d'apparition récente chez un homme de
la cinquantaine fumeur, présentant un souffle
abdominal para-ombilical, épigastrique ou
lombaire, éventuellement déjà porteur de
lésions athéromateuses.
HTA de découverte récente, d'apparition
soudaine chez une femme de 35 ans ne présentant
aucun antécédent d'HTA familiale.
HTA accélérée ou maligne, ou résistante
aux traitements (2 antihypertenseurs synergiques
à doses efficaces).
HTA et insuffisance rénale inexpliquée ou
HTA et petit rein unilatéral.
Sensibilité importante aux inhibiteurs de
l'enzyme de conversion (baisse tensionnelle
très marquée, insuffisance rénale).
3.2 - Les méthodes
diagnostiques
L'écho-Doppler des artères rénales peut
s'avérer d'un grand intérêt dans les mains
d'un manipulateur expérimenté en décelant
une accélération du flux des artères rénales
en faveur d'une sténose significative uni
ou bi-latérale.
L'urographie intra-veineuse avec clichés
parenchymateux précoces permet de disposer
d'éléments fonctionnels. Elle peut avoir
été précédée d'une échographie rénale montrant
une asymétrie avec petit rein atrophique
du côté de la sténose. L'urographie peut
montrer une diminution de taille de la sténose,
un retard de sécrétion de ce même côté et
tardivement, une hyperdensité du produit
de contraste (trop belle image). Elle n'a
en pratique aucun intérêt et n'est plus
utilisée comme méthode diagnostique.
La TDM spiralée ou l'IRM peuvent aider au
diagnostic lorsque l'écho-doppler est ininterprétable
(obésité ; impossibilité de maintenir l'apnée).
La scintigraphie (DTPA ; MAG3 en cas d'insuffisance
rénale) sans et avec captopril permet de
dépister des anomalies fonctionnelles (retard
de captation du traceur) qui peuvent orienter
vers une sténose artérielle rénale, en particulier
si elles s'amplifient sous captopril.
L'artériographie rénale apporte seule la
certitude du diagnostic. Elle permettra
au mieux de préciser l'importance de la
sténose, l'étiologie, la topographie des
lésions (rénales uni ou bi-latérale, aortiques).
L'angiographie digitalisée des artères rénales
par voie veineuse est plus une méthode de
dépistage qu'une authentique méthode de
diagnostic. Elle peut méconnaître des lésions
en diaphragme, et dans l'état actuel, elle
paraît mieux adaptée à la surveillance des
patients ayant bénéficiés d'angioplastie
ou de pontage.
3.3 - Principes thérapeutiques
Les objectifs sont d'éviter les complications
cardio-vasculaires de l'HTA sévère et la
réduction néphronique par thrombose de l'artère
rénale.
La dilatation endoluminale est tentée chaque
fois que possible et jugée pouvant apporter
les bénéfices cités ci-dessus, avec un contrôle
angiographique immédiat et à distance en
cas d'HTA persistante.
La revascularisation chirurgicale est indiquée
en cas d'échec de la dilatation, en cas
de lésions complexes ou de lésions aortiques
associées.
La néphrectomie est exceptionnellement indiquée
(rein atrophique, non fonctionnel et HTA
résistante malgré traitement maximal).
3.4 - Les indications
thérapeutiques
La décision de traitement repose sur la
sévérité de l'HTA et son retentissement
extra-rénale. Les indices d'imputabilité
de la lésion artérielle rénale dans l'apparition
de l'HTA sont :
essentiellement clinique
- HTA d'apparition récente
- HTA diastolique
Angiographique : sténose serrée si > 75
% et/ou dilatation post-sténotique.
Scintigraphique : (DTPA ou Mag 3, avant
et après inhibiteurs de l'enzyme de conversion)
: étudie le retard du pic de radio-activité
et la fonction de chaque rein. Elle renseigne
sur le caractère fonctionnel de la sténose
Biochimique : dosage de la rénine dans les
veines rénales par cathétérisme après stimulation
aiguë par une dose unique de Captopril,
le critère de positivité étant l'existence
d'un gradient sur côté sténosé > 1.5. Cette
technique n'est pas utilisé en pratique
(technique lourde ; ne tient pas compte
du débit sanguin dans chaque veine rénale).
3.5 - Evolution
La guérison complète de l'HTA est d'autant
plus fréquente que le sujet est jeune (dysplasie
fibro-musculaire) et l'HTA récente et diastolique.
En cas d'HTA persistante ou en l'absence
d'indication de revascularisation, le traitement
médicamenteux est requis (inhibiteurs de
l'enzyme de conversion [à utiliser avec
précaution ; surveillance de la fonction
rénale +++] ; bêta-bloquants + diurétiques
ou antagonistes calciques). L'emploi des
IEC est contre-indiqué en cas de sténose
bilatérale ou de sténose unilatérale sur
rein unique (risque d'insuffisance rénale
aiguë, fonctionnelle et réversible).
HTA PAR NEPHROPATHIE
PARENCHYMATEUSE
En fréquence, c'est la 2ème cause d'HTA
secondaire.
1 - Mécanisme
de l'HTA
En cas de néphropathie parenchymateuse,
on admet qu'il existe une rétention sodée
excessive et un tonus vasoconstricteur dépendant
du système rénine-angiotensine et du tonus
sympathique, inadapté à la rétention sodée.
2 - Reconnaissance
diagnostique
Le diagnostic est reconnu sur le bilan biologique
usuel de l'HTA, à savoir reconnaissance
d'une protéinurie, d'une anomalie du culot
urinaire et du compte d'Addis, voir mise
en évidence d'une insuffisance rénale. C'est
dire l'importance du dépistage par le Labstix.
L'échographie rénale, l'urographie intra-veineuse
et la biopsie rénale constituent des moyens
de diagnostic.
3 - Diagnostic
étiologique
Les néphropathies compliquées d'HTA sont
surtout les glomérulopathies (aiguës ou
chroniques), les néphropathies vasculaires
(diabète, micro-angiopathie) et les néphropathies
unilatérales (uropathies malformatives,
reflux vésicaux urétéral). L'HTA est plus
rare au cours des néphropathies interstitielles
chroniques, de l'amylose et de la polykystose.
PHEOCHROMOCYTOME
C'est une cause rare (< 0.1 %) d'HTA.
1
- Définition
Le phéochromocytome est une tumeur
médulo-surrénalienne sécrétante de catécholamine
volontiers révélée par une HTA paroxystique
ou permanente. Le phéochromocytome peut
s'intégrer dans le cadre d'une néoplasie
endocrinienne multiple ou d'une phacomatose
(neurofibromatose de Recklinghausen et syndrome
de Von Hippel-Lindau). On doit prendre en
compte la possibilité de forme familiale,
de tumeur multiple, bilatérale, extra-surrénalienne.
2
- Physiopathologie
Le phéochromocytome est une tumeur
développée aux dépens du tissu chromaffine
développé à partir des para-ganglions sympathiques
dont la médulo-surrénale est le constituant
le plus important. Il synthétise la noradrénaline,
l'adrénaline et la dopamine qui vont stimuler
les récepteurs alpha et bêta-adrénergiques.
L'adrénaline et la noradrénaline sont métabolisées
en partie dans la tumeur elle-même, soit par
métoxylation initiale (formation de métanéphrine
et normétanéphrine) puis désamination aboutissant
à l'acide vanyl-mandélique ou VMA.
3
- Diagnostic
3.1 - Eléments
cliniques
Le phéochromocytome est caractérisé par un
grand polymorphisme clinique à l'origine d'un
diagnostic souvent difficile. La triade céphalée-palpitations-sueurs
est caractéristique, et son absence permet
d'exclure le diagnostic avec une grande probabilité.
L'HTA est le signe majeur : le plus souvent
permanente, sévère, entrecoupée de paroxysme
et résistantes aux traitements. Parfois, les
anomalies tensionnelles sont exclusivement
paroxystiques, elles peuvent s'accompagner
d'une hypotension orthostatique, d'une tachycardie
au repos, d'un amaigrissement et d'une intolérance
glucidique.
Les troubles du rythme cardiaque sont fréquents
et graves (extrasystole ventriculaire, tachycardie
ventriculaire).
Le phéochromocytome peut être évoqué de principe
en cas de résistance au traitement, de phacomatose,
de notion familiale de néoplasie endocrinienne
multiple de type II.
3.2 - Eléments biologiques
Le diagnostic de phéochromocytome repose sur
les dosages hormonaux. Le test le plus sensible
est le plus spécifique reste le dosage des
métanéphrines et normétanéphrines urinaires
dans les urines de 24 heures en exigeant des
dosages répétés et concordants. L'interprétation
doit tenir compte de la pression artérielle
:
Si la pression artérielle est élevée et les
résultats normaux, la présence d'un phéochromocytome
peut être totalement écarté.
Si la pression artérielle et les dosages sont
normaux, le phéochromocytome ne peut être
écarté (phase non sécrétante).
Le dosage urinaire de VMA est peu sensible,
moins spécifique, et a beaucoup perdu de son
intérêt. Enfin, le dosage des catécholamines
plasmatiques, ne présente d'intérêt que dans
les formes diagnostiques difficiles, par exemple
au cours de tests de freination (test à la
clonidine).
L'interprétation des dosages doit tenir compte
des différents facteurs, en particulier médicamenteux
(béta-bloquants) susceptibles de modifier
les résultats.
3.3 - Diagnostic
topographique
L'étape topographique ne se conçoit qu'en
cas de certitude diagnostique établie sur
les dosages hormonaux. Dans 85 % des cas,
il s'agit d'un phéochromocytome surrénalien.
L'examen clé est la tomodensitométrie centrée
sur les surrénales. Le phéochromocytome se
présente le plus souvent comme une masse ronde
ou ovale de 3 à 6 cm, présentant dans les
cas typiques des zones irrégulières et hypodenses.
Dans 15 % des cas, la tumeur est extra-surrénalienne
et peut siéger de la base du crâne jusqu'à
la vessie. Une attention particulière peut
être portée sur le cou, les régions para-vertébrales,
la bifurcation aortique ou le pelvis.
L'IRM permet une caractérisation tissulaire
et peut être démonstrative du phéochromocytome
en montrant des hyper-signaux.
La scintigraphie au MIBG permet de localiser
le phéochromocytome des tumeurs de siège extra-surrénalien.
Cet isotope est un analogue de la guanéthidine
avec affinité pour le tissu chromaffine ;
il a une bonne spécificité, mais s'accompagne
d'un taux assez élevé de faux négatif. Son
intérêt concerne la reconnaissance des formes
extra-surrénaliennes multiples et le suivi
d'un patient déjà opéré d'un phéochromocytome.
4 - Principes thérapeutiques
Le traitement est chirurgical et consiste
en l'exérèse du phéochromocytome ou du paragangliome
sécrétant. La préparation à la chirurgie est
d'une grande importance, elle repose sur l'emploi
d'alpha-bloquants (prasozine) jusqu'à normalisation
de la pression artérielle. Les bêta-bloquants
sont alors introduits s'il persiste une tachycardie
après normalisation de la volémie. Inhibiteurs
calciques et inhibiteurs de l'enzyme de conversion
sont parfois utiles.
L'anesthésie doit être soigneuse, compte tenu
des variations hémodynamiques majeures pouvant
survenir au cours de la mobilisation chirurgicale
du phéochromocytome (recours au nitroprusiate,
à la trinitrine, au labétalol).
10 % des phéochromocytomes sont malins.
Il faut insister sur l'importance du suivi
de tout patient opéré, à la fois clinique
et hormonal par dosages effectués à distance
compte tenu de la possibilité d'autres localisations
et de récidives.
HYPER-ALDOSTERONISME
L'hyper-aldostéronisme
représente 1 % des hypertensions artérielles.
1 - Physiopathologie
Sur le plan physiopathologique, l'excès de
minéralo-corticoïde a deux conséquences majeures
sur le tubule distal :
Réabsorption accrue de sodium entraînant une
expansion du liquide extra-cellulaire ;
Excrétion urinaire de potassium stimulée,
responsable d'une hypokaliémie.
Deux types de lésions surrénaliennes sont
responsables d'un hyper-aldostéronisme primaire
: l'adénome unilatéral (syndrome de Conn)
ou l'hyperplasie bilatérale.
2 - Diagnostic
Le diagnostic est suspecté devant l'association
d'une HTA volontiers sévère, résistante aux
traitements, et d'une hypokaliémie < 3.7 mMol/l
en dehors de tout traitement médicamenteux.
En régime normo-sodé (6 g de NaCl/j équivalent
à une natriurèse de 100 mmol/j), la kaliurèse
est inadaptée (> 30 mmol/j). Le ionogramme
sanguin sera d'autant plus évocateur que l'hypokaliémie
s'associe à une majoration de la natrémie,
une alcalose métabolique, une uricémie basse.
Le diagnostic repose sur la mise en évidence
d'une activité rénine plasmatique basse, <
10 ng/l, et une aldostéronémie augmentée au
delà de 15 ng/100 ml en position couchée.
L'interprétation des dosages doit tenir compte
des différents facteurs, en particulier médicamenteux
(bêta-bloquants, IEC, diurétiques) susceptibles
de modifier les résultats.
3 - Distinction entre
adénome et hyperplasie
Pour opérer cette distinction, on réalise
une détermination de l'activité rénine plasmatique
et de l'aldostéronémie en condition basale
en position couchée, puis après 1 heure et
4 heures d'orthostatisme, puis à la faveur
d'un test de freination (Captopril ou charge
en sel) avec mesure de l'aldostérone plasmatique
avant et après freination.
La mise en évidence d'une activité rénine
plasmatique effondrée, non stimulable, associée
à une aldostéronémie très élevée, peu ou pas
stimulable, diminuant à la 4ème heure d'orthostatisme,
non freinable après charge en sel ou après
Captopril sont en faveur de l'adénome, traduisant
une sécrétion autonomisée d'aldostérone. A
l'inverse, une activité rénine plasmatique
basse légèrement stimulable, une aldostéronémie
majorée stimulable après orthostatisme prolongé,
en partie freinable par le Captopril ou la
charge en sel sont en faveur d'un hyperaldostéronisme
primaire idiopathique par hyperplasie.
L'étude topographique ne se conçoit qu'en
cas de dosages biologiques évocateurs d'hyperaldostéronisme
primaire.
Le scanner des surrénales doit comporter des
coupes de 5 mm en 5 mm, montrant en cas d'adénome
une tumeur surrénalienne de 10 à 25 mm de
diamètre, homogène, ronde, hypodense, fixant
peu le produit de contraste. En présence d'un
tableau hormonal évocateur et de l'image d'adénome
tomodensitométrique, les explorations hormonales
dynamiques ne sont pas nécessaires et le patient
peut être opéré sans autres investigations.
Après préparation par un diurétique épargnant
le potassium, administré pendant 6 semaines.
Une phlébographie surrénalienne avec mesure
bilatérale des concentrations d'aldostérone
et de cortisol peut être pratiquée, si la
probabilité d'un adénome reste élevé, sans
être confirmé par les explorations hormonales
dynamiques : la chirurgie dans ce cas sera
proposée si imagerie tomodensitométrique et
dosage étagés sont concordants.
4 - Principes thérapeutiques
4.1 - En cas d'adénome
Le traitement est chirurgical, enlevant la
tumeur surrénalienne, après avoir normalisé
la pression artérielle et la kaliémie à la
faveur d'un traitement anti-aldostérone (Aldactone).
Ce traitement est d'autant plus justifié que
l'HTA est récente, le patient jeune, et la
préparation médicale efficace sur la pression
artérielle.
4.2 - En cas d'hyperplasie bilatérale
Le traitement dans ce cas est médical. L'antialdostérone
assure la correction de la kaliémie mais s'avère
de moindre efficacité sur le niveau de pression
artérielle. En pratique, on se limite à de
faibles posologies d'anti-aldostérone associées
à la prescription d'antagonistes du calcium
et éventuellement de diurétiques distaux,
épargneurs de potassium, de type Amiloride
(10 mg/j) ou Spironolactone (3 mg/kg).
5 - Diagnostic différentiel
C'est la discussion d'une HTA avec hypokaliémie.
5.1 - Hyperaldostéronisme secondaire à rénine
élevé
Toute HTA accélérée, quelqu'en soit la cause.
5.2 - Hyper-minéralocorticisme sans hyper-aldostéronisme
L'aldostéronémie et l'aldostéronurie sont
normales : il peut s'agir d'un syndrome de
Cushing, d'un bloc enzymatique en 11-bêta
ou en 17-alpha, enfin d'une intoxication à
la glycyrrhizine (réglisse).
5.3 - Autres causes
rares d'hyper-aldostéronisme primaire
Carcinome (sécrétion associée de glucocorticoïdes
et d'androgènes) ;
Hyperaldostéronisme freinable par la Dexaméthasone
(rare, familiale).
AUTRES ETIOLOGIES
Deux
causes d'HTA secondaire peuvent être citées
:
Les tumeurs à rénine, exceptionnelles,
La coarctation de l'aorte, dont le diagnostic
est habituellement fait chez l'enfant.
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