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GENERALITES
1 - Introduction
La maladie
rhumatismale inclut deux affections différentes,
le rhumatisme articulaire aigu (maladie
de Bouillaud) se compliquant ou non de cardite
et la chorée de Sydenham où l'atteinte cardiaque
est plus rare.
Définition du
Rhumatisme Articulaire Aigu (RAA).
C'est une séquelle de l'infection par le
streptocoque bêta-hémolytique du groupe
A dans laquelle on observe une ou plusieurs
des manifestations majeures suivantes :
polyarthrite aiguë fugace et mobile
cardite
chorée
nodules sous cutanés
érythème marginé
2 - Etiologie
L'agent causal
est le streptocoque bêta-hémolytique
du Groupe A. Le RAA exceptionnel avant 3
ans est rare après 25 ans. C'est avant tout
une maladie de l'enfance et de l'adolescence.
Devenu rare en Europe et aux Etats Unis,
il demeure une pathologie très fréquente
en Afrique et en Asie et impose en urgence
un traîtement anti-inflammatoire majeur,
associé aux antibiotiques notamment en raison
du risque d'atteinte cardiaque pouvant mettre
en jeu le pronostic vital. C'est une maladie
des pays pauvres.
3 - Pathogénie
Le
rhumatisme articulaire est une maladie inflammatoire
générale. Il est l'expression clinique d'un
conflit immunologique touchant le cœur,
les articulations, le système nerveux central
et les tissus sous cutanés.
L'atteinte sélective de
certains tissus (capsules articulaires,
valves cardiaques, sarcolemme du myocarde)
semble découler d'une parenté antigénique
entre ces tissus et certain éléments de
la paroi streptococcique.
Un dérèglement immunitaire
(immuno-allergie, réaction auto-immune)
est très probablement à l'origine du RAA
si on prend en compte le délai entre l'angine
et le début de la maladie, l'absence de
germes au sein des lésions, l'efficacité
d'une éradication précoce des composants
immunogènes du streptocoque par le traitement
antibiotique et enfin l'action spectaculaire
des corticoïdes ou de l'aspirine.
Enfin, la fréquence des
infections pharyngées à streptocoque chez
l'enfant comparé à la relative rareté du
RAA suggère une prédisposition génétique
de l'hôte. Il faut signaler que seuls certains
sérotypes de streptocoques bêta-hémolytiques
du groupe A, à tropisme pharyngé, différents
des sérotypes cutanés, sont susceptibles
d'induire un rhumatisme articulaire aigü.
4 - Anatomie
pathologique
Le RAA est
une maladie qui affecte essentiellement
le tissu mésenchymateux. Les lésions portent
à la fois sur la substance fondamentale
et le système réticulo-endothélio-histiocytaire.
4.1 - Les
lésions articulaires
Il peut exister des signes d'ordre congestif
très souvent régressifs sans séquelle.
4.2 - Les lésions
cardiaques et péricardiaques
Au niveau du péricarde :
La séreuse est congestive. Les feuillets
sont visqueux, dépolis comparés à deux "tartines
de beurre décollées". L'épanchement est
plus ou moins important, généralisé ou cloisonné.
Au niveau du myocarde :
Le myocarde est mou, flasque, les cavités
sont dilatées.
Au niveau de l'endocarde :
Si les lésions sont fraîches, il y a surtout
de l'oedème, on note des saillies oedémateuses
formant un enduit fibrineux. Ce sont des
granulations vérruqueuses au niveau des
valves. Plus tardivement on constate des
épaississements blanchâtres durs, plus ou
moins rétractiles parfois calcifiés, point
d'appel de la thrombose.
Le cœur gauche est atteint de façon quasi-exclusive
et c'est l''endocarde valvulaire qui est
électivement touché, l'endocarde des valves
mitrales sur leur face auriculaire, l'endocarde
des sigmoïdes sur leur face ventriculaire.
L'atteinte est le plus souvent mixte associant
un épaississement, une induration valvulaire
et une soudure des commissures.
Au microscope :
Les lésions les plus importantes sont myocardiques.
On trouve très fréquemment des nodules,
des granulomes rhumatismaux décrit par ASCHOFF.
Ces nodules d'ASCHOFF siègent sous l'endocarde.
Ces nodules sub-miliaires sont juxta-vasculaires,
ce qui justifie le terme de périartérite
noueuse rhumatismale. Ils comportent schématiquement
trois zones :
- une zone centrale hyaline,
- une zone moyenne avec des cellules épithélioïdes,
- et une zone périphérique avec une couronne
de lymphocytes, de monocytes et de polynucléaires.
NB : Ces
lésions peuvent être retrouvées au niveau
des poumons, au niveau du foie, des reins,
des amygdales et au niveau de l'encéphale.
LE RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU
A. Signes Cliniques
1 - Antécédents
Dans les antécédents de sujets atteints
de rhumatisme articulaire aigü, on
note très souvent la streptococcie causale:
Scarlatine, otite, angine le plus souvent.
L'angine streptococcique se caractérise
par un début brutal avec fièvre élevée,
céphalées, douleurs pharyngées, amygdales
souvent augmentées de volume, rouges ou
érythémato-pultacées.
Cette infection des voies respiratoires
n'aura duré que quelques jours pendant lesquels
l'enfant aura reçu un traitement antibiotique
trop bref ou inadéquat. Les premières manifestations
de la maladie rhumatismale n'apparaîtront
qu'environ deux semaines plus tard.
2 - Signes d'un
état inflammatoire général
Ces signes manquent rarement. Il s'agit
de la fièvre élevée à 38-39° ou d'un fébricule
associé à des sueurs, une asthénie, une
anorexie, des douleurs abdominales, une
pâleur plus importante que ne le voudrait
l'anémie qui est modeste.
3 - La polyarthrite
aiguë
Dans sa
forme typique il s'agit d'une polyarthrite
aiguë, fugace et mobile touchant généralement
les grosses articulations: genou, cheville,
coude, poignet, et parfois les petites articulations
comme les doigts et les articulaires profondes
comme la hanche.
L'inflammation ne se limite pas à l'articulation;
le tendons et les tissus péri-articulaires
sont aussi enflammés, c'est à dire rouges,
oedématiés, chauds et douloureux.
La polyarthrite est fugace, c'est à dire qu'elle
ne dure que 2 à 3 jours sur une articulation.
Elle est migratrice car elle libère une articulation
pour en atteindre une autre en l'absence de
traitement. Elle évolue spontanément vers
la guérison et au bout de quelques jours,
l'atteinte articulaire disparaît sans laisser
de séquelles.
Cette caractéristique est fondamentale et
l'on peut dire que toute polyarthrite aiguë
qui a laissé des séquelles n'est pas du rhumatisme
articulaire aigü.
4 - La cardite
rhumatismale
Elle représente
le risque majeur de la maladie et justifie
l'auscultation quotidienne voir bi-quotidienne
du malade. Elle peut toucher toutes les tuniques
cardiaques soit isolément, soit en association.
a) Péricardite aiguë
rhumatismale isolée
C'est une péricardite bruyante hautement fébrile.
Elle est sèche puis avec épanchement. L'évolution
est favorable en général sous traitement.
La tamponnade est exceptionnelle et elle n'évolue
jamais vers la constriction.
NB : Une péricardite
en l'absence de lésions valvulaires est rarement
due au rhumatisme articulaire aigü.
b) La myocardite
aiguë
Elle est très fréquente mais rarement patente.
La forme latente a une traduction purement
électrique sous la forme d'un bloc auriculo-ventriculaire
du 1er degré.
La forme patente associe
dyspnée, assourdissement des bruits du cœur,
tachycardie, bruit de galop et gros cœur radiologique.
NB : Ici aussi,
une myocardite isolée en l'absence d'atteinte
valvulaire n'est vraisemblablement pas d'origine
rhumatismale
c) L'endocardite
rhumatismale
C'est la forme la plus commune et dont le
diagnostic est le plus souvent difficile voire
méconnu. Elle devra être recherché systématiquement
par l'auscultation quotidienne du patient.
On doit dépister l'apparition des souffles,
analyser leur évolution et affirmer éventuellement
leur organicité. L'organicité des souffles
systoliques est le plus souvent difficile
chez ces malades très souvent fébriles et
anémiés.
En l'absence d'un souffle
organique de régurgitation valvulaire, les
données de l'échocardiographie Doppler ne
sont pas suffisantes pour affirmer le diagnostic.
d) Formes cliniques
Deux formes particulières sont à individualiser
:
-
La pancardite
Elle est devenue rare. C'est surtout une maladie
de l'enfant mais qui peut s'observer aussi
dans l'adolescence. C'est le cœur rhumatismal
malin. Il associe :
une atteinte sévère de l'état générale,
des signes de lésions valvulaires évidentes,
des signes précoces d'atteinte myocardite
sous la forme d'une insuffisance cardiaque
globale,
un frottement péricardique,
des signes cutanés de RAA malins :
érythème marginé, nodosités sous cutanés,
purpura et pétéchies.
-
Le cœur rhumatismal évolutif
Le cœur rhumatismal est d'emblée évolutif
le plus souvent chez l'enfant. Parfois chez
l'adolescent, il s'agit d'un réveil du processus
rhumatismal qui se manifeste par une nouvelle
extension endocardique, myocardique ou péricardique.
5 - Les manifestations
cutanées
Elles sont rares mais quand elles existent,
elles sont d'une grande valeur diagnostique.
L'érythème
marginé : ce sont les plaque brunâtres
à liserés rouges, saillantes, qui siègent
au niveau des segments proximaux des membres
et du tronc. Elles respectent la face et les
muqueuses.
Les nodosités
sont cutanées : ce sont des nodules
de la taille d'un grain de mil ou d'une noisette
qui siègent en général au niveau des insertions
tendineuses, des saillies osseuses des articulations.
Elles évoluent en quelques jours sans laisser
de traces mais peuvent être longues à disparaître.
Ces nodosités d'apparition tardives sont généralement
considérées comme l'indice d'un rhumatisme
articulaire aigü sévère avec cardite.
6 - La chorée de
SYDENHAM
Elle est devenue exceptionnelle. C'est
une manifestation tardive de la maladie streptococcique
pouvant survenir quelquefois plusieurs mois
après l'épisode initial. Le début est insidieux
marqué par une hypotonie et des modifications
de l'humeur.
A la phase d'état apparaissent
l'ataxie et les mouvements anormaux. Le langage
devient bredouillant, l'écriture illisible
puis impossible. Les mouvements choréiques
sont de plus en plus fréquents et intenses
réalisant une véritable gesticulation. Ce
sont des mouvements involontaires, rapides,
de grande amplitude sans but dont la fréquence
est exagérée par l'émotion et diminuée par
le repos. L'hypotonie, l'ataxie et les mouvements
choréiques disparaissent lentement et ne laissent
jamais de séquelles neurologiques. La chorée
peut cependant récidiver notamment à l'occasion
d'une grossesse.
B. Signes
biologiques 1
- Les signes d'inflammation générale non
spécifiques
Il s'agit d'une anémie modérée avec une
leucocytose à polynucléose.
L'accélération de la vitesse
de sédimentation dépasse 50 mm à la première
heure. Il y a une élévation de la fibrinémie
et une hyper-alpha 2 globulinémie.
La protéine C réactive
est positive. Son évolution est parallèle
à celle de la vitesse de sédimentation.
2 - Les
signes d'infection streptococciques
La recherche du streptocoque bêta-hémolytique
dans le pharynx par le prélèvement de gorge
est décevante car le streptocoque qui a
provoqué l'infection a habituellement disparu
lors de la crise de rhumatisme articulaire
aigü.
L'élévation du taux des
anticorps anti-streptococciques témoigne
de la réaction immunitaire post-streptococcique.
Le dosage des anti-streptolysines O (ASLO)
montre une élévation significative (taux
normal inférieure à 200 UI). Plus qu'un
titre élevé, c'est surtout l'augmentation
progressive du taux des ASLO entre deux
examens qui est évocatrice. Il faut savoir
que 20% des streptocoques A ne produisent
pas de streptolysine O, ce qui justifie
la recherche d'autres anticorps (anti-streptokinase,
anti-D-nase).
C. Evolution
de la maladie streptococcique post-rhumatismale
1 - La péricardite
et la myocardite rhumatismale
Elles évoluent très souvent sans laisser
de séquelles.
2 - Les valvulopathies
rhumatismales séquellaires
Le pronostic de la maladie streptococcique
post-rhumatismale repose pour l'essentiel
sur la présence ou non de séquelles cardiaques
valvulaires. Ces séquelles valvulaires vont
évoluer pour leur propre compte et constituer
des valvulopathies
séquellaires chroniques. Il s'agit
en général de lésions polyvalvulaires. Ces
valvulopathies séquellaires peuvent se compliquer
de greffes oslériennes ou de troubles du
rythme et d'insuffisance cardiaque.
3 - La récidive
évolutive rhumatismale
La récidive d'un rhumatisme articulaire
aigü peut survenir à l'occasion d'une
nouvelle infection streptococcique. Elle
comporte un risque d'aggravation d'une valvulopathie
antérieure ou l'atteinte d'une autre tunique
cardiaque (endocarde, myocarde, péricarde).
DIAGNOSTIC
1 - Diagnostic
positif
Le diagnostic est simple dans les formes
typiques. Il peut être difficile dans certaines
formes pauci-symptomatiques ou trompeuses
notamment chez les jeunes enfants. Dans
le soucie d'aider au diagnostic T. DUCKETT
JONES avait formulé des critères susceptibles
d'aider à l'identification de la maladie
rhumatismale en 1944. Ces critères furent
modifiés et révisés à plusieurs reprises.
Les critères majeurs comportent :
- la cardite
- la polyarthrite
- la chorée
- les érythèmes marginés
- les nodosités sous cutanés
Les signes mineurs comportent :
- la fièvre
- les arthralgies
- l'allongement du PR
- la VS accélérée
- l'hyperleucocytose
- la C Réactive protéine positive
- les antécédents rhumatismaux personnels
- ou la cardiopathie post-streptococcique
Les
preuves d'une infection :
1. élévation significative des titres des
anticorps streptococciques
2. prélèvement de gorge positif au streptocoque
bêta-hémolytique
3. scarlatine récente
Ainsi la présence de deux critères majeurs
ou l'association d'un critère majeur et
de deux critères mineurs rend très probable
le diagnostic de rhumatisme articulaire
aigü. Ce diagnostic devient presque
certain si on retrouve en plus les éléments
témoignant d'une infection streptococcique.
Il faut souligner que
ces critères de JONES pour le rhumatisme
articulaire aigü sont dans la plupart
des cas inadaptés car rétrospectifs et inapplicables
à chaque cas individuel malgré leur bonne
valeur épidémiologique.
2 - Diagnostic
différentiel
Des problèmes peuvent se poser selon que
la polyarthrite ou la cardite sont au premier
plan.
2.1 - La
polyarthrite
Il faudra disputer :
la
polyarthrite rhumatoïde :
C'est une polyarthrite chronique avec des
poussées aiguës qui survient en dehors de
tout contexte streptococcique. Elle n'est
ni fugace ni erratique. Elle touche de façon
symétrique les petites articulations des
poignets et des doigts.
l'ostéomyolite
aiguë :
Elle est caractérisée par un état infectieux
et des douleurs para-articulaires. Les douleurs
siègent près d'une seule articulation alors
que les monoarthrites sont exceptionnelles
dans la maladie de BOUILLAUD.
leucoses
aiguës et les affections malignes de l'enfant
:
Les sympathoblastomes provoquent de la fièvre
et des douleurs osseuses para-articulaires.
L'anémie qui les accompagne peut renforcer
l'intensité d'un souffle anorganique et
faire porter le diagnostic de cardite rhumatismale.
les
hémoglobinopathies, en particulier la drépanocytose :
Elle donne souvent des douleurs osseuses.
Elle est en général apyrétiques sauf en
cas d'infection associée. Elle est reconnue
grâce à l'électrophorèse de l'hémoglobine
qui montre la présence d'une hémoglobine
S.
2.2 - La cardite
l'endocardite rhumatismale :
Elle pose surtout à la phase initiale le
problème de l'organicité du souffle. A la
phase tardive, le problème posé est celui
d'affirmer l'origine rhumatismale d'un souffle.
Le diagnostic différentiel se fera avec
les cardiopathies congénitales, les souffles
anorganiques et le prolapsus de la valve
mitrale. Une anamnèse soigneuse et un bilan
échocardiographique permettront d'aider
au diagnostic.
la
myocardite rhumatismale :
Elle est rarement isolée. L'existence d'un
souffle valvulaire associé à un tableau
de myocardite fait évoquer le diagnostic
de rhumatisme articulaire aigü.
la
péricardite rhumatismale :
Le diagnostic étiologique peut être difficile
car la péricardite aiguë bénigne et la péricardite
tuberculeuse peuvent avoir le même tableau
bruyant et s'accompagner d'un état inflammatoire
important.
TRAITEMENT
1 - Traitement curatif
Il est aujourd'hui parfaitement codifié. Il
a pour but de stériliser le foyer streptococcique
et de juguler la maladie inflammatoire.
1.1 - Stériliser
le foyer streptococcique
On utilisera
la pénicilline G, 500 000 UI/kg/jour pendant
10 jours ou bien une seule injection de Benzathine
pénicilline à la dose de 1.200 000 UI chez
l'enfant de plus de 30 kg et 600 000 UI chez
l'enfant de moins de 30 kg.
En cas d'allergie on pourra utiliser un macrolide
(50 mg/kg/jour).
1.2 - Juguler
la maladie inflammatoire
Il faut
un repos au lit du malade et une corticothérapie
reposant sur l'administration de Prednisone
(Cortancyl) à la posologie de 2 mg/kg sans
dépasser 80 mg / 24 h. Ce traitement est à
poursuivre 6 semaines à la dose de charge
avec un arrêt progressive en 2 à 3 mois afin
d'éviter un effet rebond ou une reprise évolutive
à l'arrêt du traitement.
2 - Prévention
du rhumatisme articulaire aigü
2.1 - Prévention
secondaire
Il
s'agit de la prévention des rechutes et
des complications :
amydalectomie, traitement ou avulsion
des dents mortifées
pénicillinothérapie au long cours
: Benzathine pénicilline en injection intra-musculaire
: adulte et enfant de plus de 30kg 1 200
000 UI ; enfant de moins de 30 kg 600
000 UI toutes les trois semaines pendant
5 ans en l'absence de cardite et le plus
longtemps possible si une cardite est associée.
2.2 - Prévention
primaire
La prévention primaire comporte :
les
mesures générales : Il s'agit de
l'amélioration du niveau de vie des populations,
de l'éducation pour la santé et la prévention
des infections streptococciques dans les
collectivités.
la
chimiothérapie : Il s'agit du traitement
systématique des angines par des antibiotiques
pendant 10 jours. A défaut, on fera une
seule injection intra-musculaire de Benzathine
pénicilline. |