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INTRODUCTION
Les AVK sont des médicaments
anticoagulants oraux, très largement prescrits
et souvent pour des périodes longues. Leur
utilisation suppose une surveillance biologique
régulière de leur efficacité en raison des
risques hémorragiques.
1 - PHARMACOLOGIE DES AVK
1.1 Rôle des AVK
dans la synthèse des facteurs de coagulation
La vitamine
K intervient dans la synthèse, par le foie
de 4 molécules de la coagulation, les facteurs
II, VII, IX et X, et de 2 inhibiteurs de
la coagulation, la protéine C et la protéine
S
La vitamine K est un cofacteur de la carboxylase
; la gamma-carboxylation permet la fixation
des facteurs sur les phospholipides des
membranes cellulaires.
Les AVK empêchent le mécanisme de réduction
de la vitamine K (n'est pas active quand
elle est oxydée), empêchant ainsi la synthèse
des facteurs vitamine K dépendants. 90%
de la vitamine K absorbée circule liée à
l'albumine, et donc inactive, cela explique
l'action prolongée des AVK après arrêt du
traitement.
1.2 Facteurs qui
influencent l'efficacité des AVK
Il y a un équilibre
entre vitamine K et les AVK au niveau de
l'hépatocyte. Tout facteur qui influence
le cycle normal de la vitamine K peut modifier
cet équilibre (augmentation de l'apport
par l'alimentation...). Un grand nombre
de médicaments interfère avec le métabolisme
et la pharmacodynamique des AVK, entraînant
soit une potentialisation (anti inflammatoires),
soit une inhibition (inducteurs enzymatiques,
anti-épileptiques par exemple) de l'activité
des AVK.
1.3 Différents
types d'AVK
Plusieurs catégories d'AVK selon leur nature,
délai d'action ou demi-vie.
On peut distinguer les AVK à demi-vie courte
(Acénocoumarol, Sintrom) ou longue (Tiocoumarol,
Préviscan) qui procurent une anticoagulation
plus stable et plus prolongée. Les posologies
dépendent de la molécule et de la sensibilité
du malade à ce médicament. Cette sensibilité
est imprévisible et donc, la posologie doit
être adaptée et contrôlée régulièrement
en fonction des tests de coagulation. Il
existe grossièrement une équivalence thérapeutique
entre les comprimés de chaque AVK.
2 - SURVEILLANCE
D'UN TRAITEMENT PAR AVK
Expérience :
Du plasma placé dans un tube siliconé et
présence d'un chélateur du calcium ne coagule
pas avant 30 à 60 minutes. Si on ajoute
du " facteur tissulaire " ou thromboplastine
(extrait de cerveau animal) et du calcium,
la coagulation se réalise en 12 secondes
(11 à 13). C'est le temps de Quick. Cette
coagulation est le résultat de l'activation
du facteur VII par la thromboplastine, le
VIIa active le X, le Xa active le II et
le IIa transforme le fibrinogène en fibrine.
Chez un patient sous AVK, cette cascade
de réaction se fait plus lentement et si
le temps de Quick est 4 fois plus grand,
on peut dire que l'activité de la thromboplastine
est de 0.25 par rapport à la normale : on
dit que le " taux de prothrombine " est
de 25%. Le temps de Quick (et donc le taux
de prothrombine) est très dépendant du type
de thromboplastine utilisé : l'INR (international
normalized ratio) permet d'exprimer l'action
des AVK en tenant compte du type de thromboplastine
et désormais, on surveille l'activité biologique
des AVK uniquement par l'INR. La détermination
de l'INR prend en compte un index international
de sensibilité (ISI) : INR = (temps de Quick
du patient / temps de Quick normal)ISI
L'INR permet ainsi de définir un niveau
d'anticoagulation modéré (INR entre 2 et
3) ou élevé (INR entre 3 et 4.5). Le temps
de céphaline activé (TCA) est aussi affecté
par le traitement AVK, mais moins sensible
que le Temps de Quick. Il est donc inutile
de le mesurer en routine, sauf en cas de
surdosage où il donne un renseignement supplémentaire
sur le degré d'hypo-coagulabilité ou lors
d'un relais héparine-AVK.
3 - CAS PRATIQUE D'UN TRAITEMENT PAR AVK
3.1 - 3.1
Un bilan d'hémostase pré thérapeutique est
nécessaire, un trouble de la coagulation
pourrait contre indiquer ce traitement.
3.2
- Il ne
faut pas utiliser de dose de charge au début
du traitement car la sensibilité du malade
aux AVK est imprévisible. On débute par
un comprimé par jour, de préférence le soir
pour que la dose puisse être modifiée sans
délai lors d'un contrôle dans la journée.
Le premier INR doit être demandé après la
troisième prise puis tous les jours jusqu'à
l'équilibre du traitement, puis à 48 h d'intervalle,
puis tous les 7 et 15 jours. Enfin, en routine,
tous les mois.
3.3 -
Toute
modification doit être progressive, par
modification de ¼ de comprimé. En cas de
surdosage, facteur risquant de modifier
l'équilibre ou signe hémorragique, il faut
demander un contrôle biologique.
3.4 - Il
existe des rares cas de résistance aux AVK
: il faut, bien sûr, surveiller l'observance
du traitement et augmenter progressive les
doses, sans dépasser 3 fois les doses normales.
Au delà, une prise en charge hospitalière
est conseillée.
3.5 -
Femme enceinte : les AVK peuvent passer
la barrière placentaire et sont contre indiqués
pendant le premier trimestre. Du fait du
risque hémorragique, ils sont aussi contre
indiqués pendant le 3ème trimestre et donc
ne peuvent être prescrits que pendant le
second trimestre de la grossesse
4 - MODALITES
DU RELAIS HEPARINE-AVK
Les
modalités d'équilibre du traitement sont
valables lors d'un relais héparine AVK,
pendant lequel il faut contrôler le TP,
INR et TCA. L'arrêt de l'héparine sera effectif
dès que l'INR sera dans la zone cible.
Lors d'un relais Héparine de Bas Poids Moléculaire
(HBPM) - AVK, il n'est pas utile de mesurer
le TCA, en pratique les 2 traitements sont
associés pendant 2 à 5 jours.
En cas de nécessité d'interrompre le traitement
AVK (pour réaliser des explorations invasives
ou traitements chirurgicaux), il faut interrompre
les AVK 4 à 5 jours avant le geste et débuter
un traitement par HBPM (énoxaparine 1mg/kg/12
heures) 36 heures après l'arrêt des AVK.
Le délai d 'arrêt des AVK peut être réduit
en administrant de la vitamine K1, l'effet
des AVK est inhibé en 24 à 48 heures.
5 - INCIDENTS
ET ACCIDENTS DES AVK ET CONDUITE A TENIR
5.1 - Effets d'intolérance
digestive exceptionnels
5.2
- Effets secondaires cutanés : rash
ou rares nécroses cutanées au début du traitement.
Se produisent chez des patients ayant un déficit
congénital en protéine C. En raison de la
demi-vie courte de la protéine C, le taux
s'effondre avant l'action sur les facteurs
de coagulation entraînant des phénomènes de
micro thrombose capillaire, responsables des
lésions cutanées.
5.3
- Accidents hémorragiques des AVK :
c'est le problème majeur des AVK. Les accidents
hémorragiques sous AVK se rencontrent dans
2 circonstances :
- Il existe une lésion hémorragique méconnue
(ulcère gastro-duodénal, fibrome utérin, anévrisme
cérébral par exemple) avec un traitement AVK
bien équilibré.
- Il s'agit d'un
surdosage en AVK (le plus souvent)
: le risque hémorragique est dépendant du
niveau d'anticoagulation : l'étude EAFT a
montré que le risque hémorragique est de 1%/an
avec INR entre 2 et 2.9, risque = 3%/an quand
l'INR est entre 3 et 3.9 et risque de 4% pour
un INR entre 4 et 4.9. Quand l'INR >5, le
risque est de 50%/an !
- En cas d'hémorragie,
l'attitude dépend du tableau clinique et de
l'INR :
Si tableau hémorragique non majeur, quel que
soit l'INR, il faut compenser par du plasma,
PPSB et transfuser si nécessaire.
Si tableau hémorragique non majeur (ou pas
d'hémorragie) :
Si l'INR est en dessous de 5, supprimer une
ou deux prises et re-contrôler
Si l'INR est entre 5 et 9 administrer de la
vitamine K (5 à 10mg en IV) et selon l'importance
du tableau hémorragique, du plasma frais ou
du PPSB pour normaliser le bilan de coagulation.
Si l'INR>9, même en absence de signe hémorragique,
il faut donner des AVK, s'il existe un risque
hémorragique par ailleurs, il faut corriger
par plasma frais ou PPSB.
5.4
- La gravité des accidents hémorragiques
sous AVK explique les contre indications à
ce traitement :
Déficit de coagulation
HTA non contrôlée
AVC récent
Ulcère gastro-duodénal hémorragique
Fibrome utérin hémorragique
Insuffisance hépato cellulaire
6 - PRINCIPALES
INDICATIONS ET NIVEAUX D'ANTICOAGULATION
(Recommandations
de la conférence de consensus de l'ACCP
2001)
6.1 - Prévention
de la maladie thromboembolique veineuse
(TEV)
La prévention
de la maladie TEV est réalisée le plus souvent
par l'héparine standard ou de bas poids
moléculaire. En post opératoire, les AVK
peuvent être utilisés avec un INR entre
2 et 3. Chez les patients porteurs d'un
cathéter central à demeure, la prophylaxie
de la thrombose peut justifier les AVK avec
un INR autour de 1.5.
6.2 - Traitement
des thromboses veineuses ou de l'embolie
pulmonaire
Le relais après
l'héparine doit être entrepris le plus tôt
possible (pour éviter un traitement par
héparine de plus de 8 jours, risque de thrombopénie
induite par l'héparine). L'INR cible après
maladie TEV est entre 2 et 3, et le traitement
est à poursuivre pendant 6 ou 12 mois ou
indéfiniment en fonction du contexte clinique
(étude DURAC 1995, recommandations de la
Société Française de Cardiologie 1997, et
étude multicentrique de Schulman 1997 pour
le traitement à durée indéterminée).
6.3
- Prothèses valvulaires
Les prothèses mitrales sont plus emboligènes
que les prothèses aortiques et les prothèses
mécaniques plus que les prothèses biologiques.
- Pour le traitement prophylactique
de la thrombose de prothèse ou de l'accident
vasculaire cérébral, en
cas de prothèse biologique et quand
il n'y a pas de risque thromboembolique
autre (AC/FA par exemple), le traitement
AVK n'est pas obligatoire, sauf dans les
trois mois suivant l'implantation avec INR
cible entre 2 et 3.
- Pour
les prothèses mécaniques,
les AVK sont obligatoires et ne peuvent
pas être remplacés par des anti-agrégants
plaquettaires (réduit de 75% le risque d'embolie
majeure, risque hémorragique de 4%).
- Prothèse à ailette en position aortique,
sans autre facteur emboligène : INR entre
2 et 3 (résultat de l'étude AREVA 1996).
- Prothèse mitrale quel que soit le modèle,
prothèses multiples, prothèse aortique de
première génération, antécédent embolique
ou présence d'un autre facteur de risque
(AC/FA , insuffisance cardiaque), l'INR
doit être entre 2.5 et 3.5 Une anticoagulation
plus intense n'apporte pas de bénéfice et
augmente le risque hémorragique.
6.4 - Fibrillation
atriale
AC/FA augmente (x5) le risque embolique
ce qui justifie un traitement par AVK, en
prévention primaire comme en prévention
secondaire. De nombreux essais et deux méta-analyses
ont démontré le bénéfice de ce traitement,
en séparant cependant certains sous groupes
(méta-analyse des Atrial Fibrilliation Investigators
1994 et méta analyse de Morley 1996, recommandations
de l'ACCP et de l'ACC-AHA-ESC 2001).
La stratification du risque et les recommandations
sont basées sur les recommandations de l'ACC-AHA-ESC.
Recommandations
pour le traitement anti-thrombotique chez
les malades en fibrillation auriculaire
Classe
I (Recommandations faisant l'unanimité des
experts)
1. Un traitement
anti-thrombotique (traitement anticoagulant
oral ou aspirine) doit être prescrit en
vue de prévenir les complications thrombo-emboliques
à tous les patients en fibrillation auriculaire
à l'exception de ceux qui ont une fibrillation
auriculaire isolée.
2. La sélection du traitement anti-thrombotique
doit être individualisée, en fonction du
risque absolu d'accident ischémique et de
saignement, du rapport risque-bénéfice pour
chaque patient pris individuellement.
3. Un traitement anti-coagulant oral est
recommandé à une dose susceptible d'obtenir
un INR entre 2 et 3 chez les patients à
haut risque d'accident vasculaire en l'absence
de contre-indication.
4. L'aspirine à une dose de 325mg journellement
est une alternative au traitement anticoagulant
oral chez les patients à bas risque ou chez
les patients avec contre-indication au traitement
anti-coagulant oral.
5. Chez les patients en fibrillation auriculaire
avec valvulopathie rhumatismale ou prothèse
valvulaire mécanique ou biologique, un traitement
anticoagulant oral doit être prescrit avec
un INR adapté en fonction du type de prothèse,
mais qui ne peut en aucun cas être inférieur
à 2 à 3.
Classe IIa (Recommandations acceptées par
la majorité des experts)
1. Chez des patients de plus de 75 ans sans
contre-indication au traitement anti-coagulant
mais considérés à haut risque de complication
hémorragique, le traitement anticoagulant
oral à titre préventif doit être prescrit
avec un INR cible de 2 (1.6-2.5).
2.
Les règles du traitement anti-thrombotique
(anticoagulant ou anti-plaquettaire) chez
les patients avec flutter auriculaire sont
les mêmes que celles de la fibrillation
auriculaire.
3. Les recommandations pour la fibrillation
auriculaire paroxystique sont les mêmes
que pour la fibrillation auriculaire permanente
Classe
IIb (Recommandations ne faisant pas l'unanimité
chez les experts)
1. L'interruption du traitement anticoagulant
pour une période d'une semaine ou moins
en raison de geste chirurgical ou de procédure
invasive comportant un risque de saignement
est possible sans substitution par l'héparine
pour les patients en fibrillation auriculaire
mais qui ne sont pas porteurs de prothèse
valvulaire cardiaque.
2. Chez les patients à haut risque ou lorsque
l'interruption du traitement anticoagulant
doit être supérieure à une semaine, le relais
par héparine non fractionnée ou héparine
de bas poids moléculaire doit être prévu.
3. Chez les patients avec maladie coronaire
soumis à anticoagulation, les mêmes critères
s'appliquent que chez les malades sans maladie
coronaire.
De petites doses d'aspirine (75mg par jour)
ou de clopidogrel (75mg par jour) peuvent
être données de façon simultanée au traitement
anticoagulant mais ces stratégies n'ont
pas fait l'objet d'une évaluation extensive
et peuvent être associées avec un risque
de saignement élevé.
4. L'aspirine n'est pas jugée indispensable
pour la prévention des accidents ischémiques
chez les patients de moins de 60 ans sans
facteur de risque (fibrillation auriculaire
isolée).
Recommandations pour
le traitement anti-thrombotique chez les
malades en fibrillation auriculaire (cf.
tableau )
6.5 - Infarctus
du myocarde en
cas de thrombus mural, dysfonction ventriculaire
gauche majeure, anévrisme : INR cible entre
2 et 3.
6.6 - Maladies
vasculaires périphériques.
Les AVK n'ont
pas fait la preuve de leur efficacité dans
cette indication, le traitement anti plaquettaire
par contre est efficace.
6.7 - Pathologies de l'hémostase, états
thrombophiliques congénitaux ou acquis.
Les états thrombophiliques
exposent au risque de maladie TEV ou artérielle
et justifient un traitement anticoagulant
par AVK au long cours, généralement avec
un INR cible entre 2 et 3. toutes les anomalies
congénitales de la coagulation ne justifient
pas d'un traitement anticoagulant : les
porteurs d'une mutation homozygote du facteur
V, syndrome des anticorps antiphospholipides,
déficit en protéine C ou S ayant présenté
une thrombose veineuse ou embolie pulmonaire
doivent avoir une anticoagulation à durée
indéterminée. Par contre, une mutation hétérozygote
du facteur V ou du gène G20210A de la prothrombine
ne justifie pas une anticoagulation permanente.
En cas de relais héparine-AVK, des précautions
s'imposent vis à vis du risque de nécrose
cutanée.
CONCLUSIONS
Il existe de nombreuses indications de traitement
par AVK au long cours. Dans la plupart des
cas, (exception des prothèses valvulaires
mécaniques), l'INR doit se situer entre
2 et 3, correspondant à une anticoagulation
modérée. La fréquence des modifications
du niveau d'anticoagulation, leur caractère
non prévisible et la gravité potentielle
des hémorragies sous AVK justifient un contrôle
biologique régulier et l'éducation des patients
quant à la conduite à tenir en cas de sur
ou sous-dosage.
CE QU'IL FAUT
RETENIR SUR LES AVK
Les antivitamines K inhibent la synthèse
de 4 facteurs de la coagulation (II, VII,
IX et X) et de 2 protéines anticoagulantes
(protéine C et S). Un grand nombre de médicament
interfère avec le métabolisme des AVK.
La surveillance du traitement est indispensable
et passe par la détermination de l'INR.
En fonction de l'INR, on défini deux niveaux
d'anticoagulation : modérée (INR entre 2
et 3) et importante (INR entre 2.5 et 3.5)
Un bilan d'hémostase doit être réalisé avant
l'initiation d'un traitement AVK. Il ne
faut pas prescrire de dose de charge. L'INR
doit être mesuré toutes les 48 heure à l'instauration
du traitement puis tous les 15 jours.
Les hémorragies sont les principales complications
du traitement. Elles surviennent soit en
cas de surdosage , soit en cas de lésion
hémorragique. Elles justifient les contrôles
réguliers du niveau d'anticoagulation. L'existence
de lésions potentiellement hémorragiques
est une contre indication aux AVK.
Les principales indications sont :
A. Prévention de la maladie thrombo embolique
veineuse (INR 2-3)
B. Traitement de la maladie thrombo embolique
veineuse (INR 2-3)
C. Prothèses valvulaires mécaniques en position
mitrale (INR 2.5-3.5)
D. Prothèse valvulaire mécanique (à ailettes)
en position aortique (INR 2-3)
E. Prothèse valvulaire avec autre facteur
de risque d'AVC (INR 2.5-3.5)
F. Fibrillation auriculaire : cf. Tableau

Parmi
les anomalies de la coagulation, seules
les mutations homozygote du facteur V, syndrome
des anticorps antiphospholipides, déficit
en protéine C ou S nécessitent un traitement
anticoagulant permanent dans les suites
d'un accident thrombotique.
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